Au Zimbabwe, quatre-vingt footballeurs ont été interdits de porter les couleurs de l'équipe nationale. La raison? Ils sont soupçonnés d'avoir accepté des pots-de-vin lors de rencontres amicales entre 2007 et 2009 avec la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam. La sanction est tombée le 30 janvier, rapporte le quotidien New Zimbabwe.
L'affaire, surnommée l'«Asiagate» par la presse zimbabwéenne, ne s'arrête pas l . Elle pourrait même être portée devant la Fifa (Fédération internationale de football association). Si les quatre-vingt joueurs suspendus se révèlent être coupables, ils risquent une interdiction de jouer vie. D'emblée, ils sont tous hors-jeu pour les qualifications de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (CAN) qui auront lieu en 2013. Le Zimbabwe doit rencontrer en premier lieu le Burundi.
Le ministre zimbabwéen de l'Education, du Sport et de la Culture, David Coltart, a déclaré que le football était «rongé par la corruption» et a appelé les politiques « s'extirper de ce sport» rapporte le quotidien britannique Guardian.
La Fédération zimbabwéenne de football (Zifa) a créé de son côté un comité ethique indépendant pour enquêter sur ces présumés pots-de-vin perçus par les joueurs.
Jonathan Mashingaidze, président de la Fédération zimbabwéenne de football (Zifa), a déclaré au quotidien d'Etat zimbabwéen The Herald:
«Chaque joueur mentionné dans la liste de "l'Asiagate", au vu du nombre de match joués, sont suspendus et seront uniquement nettoyés de tout soupçon par le comité ethique. Pour le moment, ils ne sont éligibles aucune sélection nationale.»
David Coltart, apparenté au parti Mouvement pour un changement démocratique (MDC) du Premier ministre Morgan Tsvangirai, a expliqué:
«Cela n'apparaît pas comme une surprise. Nous avons été alerté de ces allégations depuis un moment. J'ai appelé l'introduction de la tolérance zéro et j'attends que des actions soient prises, a-t-il (...)